mardi 27 octobre 2009

Tante Hortense - Revista Do Samba à Embu (Souvenir)

Le premier volet du projet Tante Hortense - Revista Do Samba est clos.

De retour du Brésil, je ne peux m'empêcher de mettre cette vidéo filmée par Christophe.

Un des rares moments à Embu où nous n'étions pas dans le rush mais où du coup chacun travaille dans son coin.

Il y a Stéphane qui cherche la suite de "Paysage", notre cuisinière pour nous prépare une tuerie, Eddy qui bosse son cavaco (pour "La Vache" ?), Leticia qui cherche des paroles (pour "Rio de Janvier" ?) et Vitor qui nous donne à M.Jo et moi-même un cours de pandeiro.




A primeira parte do projeto Tante Hortense - Revista do Samba está encerrada.
De volta do Brasil, não posso não compartilhar esse video filmado pelo Christophe.
Um dos poucos momentos em Embu em que não estavamos correndo mas onde cada um trabalhava no seu canto.
Tem o Stéphane procurando a continuação de « Paysage », a Patricia cozinhando uma loucura de prato, o Eddy que ensaia o cavaco (para « la Vache » ?), a Letícia procurando letras (para « Rio de Janvier » ?) e o Vítor dando uma aula de pandeiro à MJo e eu.

dimanche 18 octobre 2009

Juquehy

Les dernières photos d'Irene et Stéphane avant leur retour. On y est encore un peu. Peut-être un ou deux messages à venir sur des impressions à posteriori, ou sur le mix de l'album.
Si vous êtes sensibles, à écouter avec le sublime Morena Do Mar, de Dorival Caymmi, sanglots garantis.
Beijos,
Christophe



 
    Avec le précieux Helio, qui nous a filmé pendant tout le séjour.
                                         Vidéos à suivre...











As últimas fotos da Irene e do Stéphane, antes da volta. Ainda nos sentimos presentes. Talvez um ou dois posts virão com as impressões a posteriori, ou sobre a mixagem do álbum. Se vocês são sensíveis, é para escutar ao mesmo tempo o sublime Morena do mar, do Dorival Caymmi, garanto que vão chorar.
Beijos,
Christophe

lundi 12 octobre 2009

Vous en reprendrez bien un peu ?

Voilà, on est rentrés, Ed, JP, et bibi. MJo est rentrée vendredi dernier, après le dernier jour de studio. petit pincement général et ça sent le retour. Marche, taxi, marche, avion, attente, marche, RER, marche, taxi, marche. 15h/16h de périple pour moi, un peu plus pour eux jusqu'à Marseille. En plus on a évidemment voulu profiter des deux, trois derniers jours là-bas, la fatigue s'est accumulée. De toutes façons on s'était déjà fait la réflexion que São Paulo est tellement immense, le rythme est tellement différent ici, qu'une solution était d'arrêter de dormir. 
Bon, Stéphane et Irène sont encore là-bas pour une semaine. On va encore faire quelques clins d'œils sur le blog. Jp a ajouté le film au studio de Paulo. Aujourd'hui un petit rab d'Oficina, qui aura joué un rôle tellement important dans notre séjour/projet.
Até mais...



Zé Celso, à Oficina, pendant la pièce sur Cacilda baker



Marcelo Drummond





 

 



C.R.


Pronto, voltamos, Ed, JP e eu. Mjo voltou sexta-feira, depois do último dia de estúdio. Uma dorzinha no peito, tem cheiro de fim. Andamos, taxi, andamos, avião, esperamos, metrô, andamos, taxi, andamos. 15-16h de viagem para mim, um pouco mais para eles até Maselha. E, é claro, quisemos aproveitar os últimos dias là, o cansaço se acumulou. De todas formas, já tinhamos decidido que como São Paulo é tão imensa, o ritmo tão diferente, a única solução era deixar de dormir.
Bom, o Stéphane e a Irene ainda ficam uma semana. Vamos continuar aparecendo nesse blog. JP colocou o filme feito no estúdio do Paulo. Hoje, um pouco mais de Oficina que teve um papel tão importante na nossa estadia / projeto.
Até mais...

jeudi 8 octobre 2009

La fête d'Oficina




 C'était une fête. On a joué deux heures ou plus. Environ 130 personnes. ça faisait quelque chose de voir les gens devant la scène, puis à la verticale sur les échafaudages-gradins. On a bénéficié des décors de la pièce de Zé et Marcelo qui se joue en ce moment à Oficina. Soit une piste ronde en face de la scène, et un podium à trois niveaux bleu blanc rouge au bout du théâtre. On a pioché un peu dans la garde-robe de la compagnie. Stéphane était superbe en smoking-tongs-chapeau fifties. Cassandra, camerawoman de la compagnie est venue prêter main forte à Irène pour filmer. Leurs images étaient projetées simultanément sur les différents écrans disposés aux quatre coins du théâtre.



On a commencé par jouer sept ou huit morceaux de notre répertoire commun, dans cet espace immense, avec nos gueules retransmises sur écran, ambiance MTV tropicale. Emouvante version de Mon Bel Amant du Berry, et une Piroca total crooner avec un Stef qui évoluait dans le théâtre avec l'aisance des grands soirs.






Puis on a invité Zé à chanter avec nous.

C'était comme un trou spatio-temporel dans le cosmos. Il a tenu à chanter la version brésilienne de J'attendrai de Jean Sablon, on m'avait assuré que c'était la même structure que la version française.

Ce n'était pas le cas.

Nous voilà tous aux aguets sur scène, Zé nous fait face sur la piste et nous fait des signes, demande trois fois à changer de tonalité, puis nous dit stop et la joue seul au piano, dans une version free-style superbe, comme un blues bancal de John Lee Hooker. C'est plus du tout un concert, c'est encore de la scène mais dans une autre dimension. Soit. On se ressaisit avec le morceau suivant, le texte de Stéphane, Moissonner et Battre, qu'il a déclamé avec Zé sur nos improvisations qui, grâce à Leticia et Vitor, ont inclues le public. On était dans une espèce de machine collective étrange. Une transe parfois laborieuse, parfois éclatante, et la voix de Zé, fondateur du théâtre brésilien, qui résonne dans son lieu, chez lui, ici à São Paulo.



Puis, un mini-set de Tante Hortense, fondu enchaîné à un mini set de Revista Do Samba. Le public, volontaire et curieux, commence à être chaud. A ce moment là, on commence la samba Rio de Janvier (qui sera sur le disque), je précise dans mon portugais bancal comme un blues de John Lee Hooker qu'on allait faire une traduction visuelle simultanée du morceau. Tandis que le groupe joue, Mjo et moi nous sommes postés sur les podiums pour effectuer une chorégraphie stupide à base de samba de touriste et de mimes abusés qui suivaient les évènements de la chanson. On occupait à ce moment-là tout l'espace, et ce fût comme un signal pour faire la fête; les gens ont commencé à nous rejoindre pour danser, et à râler quand le morceau s'est finalement terminé. Une fois le public debout, on a joué les deux derniers morceaux prévus, La Vache et La Révolution, dans une ambiance de fête.  Eddy  a atomisé deux cordes de son cavaco, ce qui a ajouté à l'arrangement initial des riffs de Ligeti du meilleur effet. Evidemment, impossible d'en rester là, le concert s'est étiré un peu, les invités ont défilé sur scène pendant encore une quarantaine de minutes. Les brésiliens Beto, Vitor, et Leticia savent parfaitement emporter les gens, le rapport au public est forcément très différent de celui qu'on connait en France. J'essaierai d'y revenir dans un prochain message.
Quelle soirée nom de Dieu.
Aujourd'hui, nous sommes à nouveau dans le studio de Paulo, une dernière fois, pour terminer les overdubs qu'on doit absolument faire ici. Quelle classe ce Paulo. Mjo repart demain, Eddy, Jeanfi et moi dimanche, Stéphane et Irène dans une semaine. ça sent la fin. On est vannés, mais c'est une fatigue agréable, la pression s'est dissipée gentiment.
Plus de photos à venir.
Beijos.

C.R.


Foi uma festa. Tocamos duas horas ou mais. Umas 130 pessoas. Foi forte ver o pessoal frente ao palco e na vertical, nos andaimes-bancos. Beneficiamos da decoração da peça que Zé e Marcelo apresentam esses dias no Oficina. Ou seja uma pista redonda frente ao palco, e um podium com três níveis azul-branco-vermelho no fundo do teatro. Roubamos um pouco das roupas da companhia. Stéphane estava perfeito de terno-chinelo-chapeu fifties. Cassandra, que filma a companhia, veio ajudar a Irene para registrar o show. Suas imagens eram projetadas simultaneamente nas diferentes telas dispostas nos quatro cantos do teatro.
Começamos com sete ou oito canções do repertório comum, nesse espaço imenso, com nossas caras retransmitidas nas telas, tipo MTV tropical. Comovedora versão de « Mon bel amant du Berry », e uma « Piroca » total crooner com um Stephane que evoluia no teatro com a facilidade dos grandes dias.

E convidamos o Zé a cantar com a gente.

Foi como um buraco spacio-temporal no cosmos. Ele quis cantar a versão brasileira do “J’attendrai”, de Jean Sablon. Me tinham dito que era a mesma estrutura que a versão francesa.

Não foi o caso.

Estamos todos preparados no palco, o Zé está frente à gente na pista e faz signos, pede para mudar de tonalidade umas três vezes, depois pede para parar e toca sozinho no piano, numa versão free style incrível, como um blues vacilante do John Lee Hooker. Não é mais um show, ainda é espetáculo mas numa outra dimensão. OK. Nos recompomos com a canção seguinte, o texto do Stéphane « Moissonner et battre », que ele declamou com o Zé sobre as nossas improvisações que, graças à Letícia e ao Vítor, incluiram o público. Estavamos numa espécie de máquina coletiva extranha. Uma transe às vezes laboriosa, às vezes deslumbrante, e a voz do Zé, fundador do teatro brasileiro, que ressoa na sua morada, aqui em São Paulo.

Depois, um mini set de Tante Hortense, seguido por um mini set do Revista do Samba. O public, voluntário e curioso, está ficando quente. Nesse momento, começamos o samba “Rio de Janvier” (que estará no disco) ; eu esclareço com o meu português vacilante como um blues do John Lee Hooker que vamos fazer uma tradução visual simultánea da canção. Enquanto a banda toca, Mjo e eu ficamos nos podiums para fazer uma coreografia idiota baseada em samba para turista e imitações abusadas que seguiam os eventos da canção. Nesse momento, ocupávamos todo o espaço e foi como um sinal que marcou o início da festa ; a platéia começou a descer para dansar com a gente, e a resmungar quando a canção finalmente terminou. Um avez o público parado, tocamos as duas últimas canções previstas, « La Vache » e « La Révolution », num ambiente de festa. O Eddy acabou com duas cordas do seu cavaco, o que somou ao arranjo inicial uns riffs de Ligeti perfeitos. Claro que foi impossível terminar assim, o show se esticou um pouco, os convidados desfilaram no palco durante uns quarenta minutos mais. Os brasileiros Beto, Vítor e Letícia sabiam muito bem como levar as pessoas, a relação com o público é necessariamente muito diferente do que conhecemos na França. Tentarei falar mais disso num próximo post.
Puxa vida, que noite.
Hoje estamos de novo no estúdio do Paulo, uma última vez, para terminar os overdubs que devemos absolutamente fazer aqui. Esse Paulo é top de linha. Mjo vai embora amanhã. Eddy, jean-Phi e eu, no domingo, Stephane e Irene daqui a uma semana. O fim se aproxima. Estamos cansadissimos, mas é um cansaço gostoso, a pressão desvaneceu aos poucos.
Mais fotos em breve.
Beijos.

samedi 3 octobre 2009

Berlin

Le concert s'est bien passé... c'était pas l'affluence au Berlin, mais tout de même suffisamment de gens curieux et intrigués pour faire un concert... on a fait un set de 50 min, plutôt énergique, avec La Liste en plein milieu pour calmer un peu le jeu. C'était étrange de se retrouver entre nous pour faire un concert, après trois semaines passées avec Revista do Samba, on avait l'impression qu'il manquait plein de choses d'un coup. On a fait des versions bien barrées de La Révolution et de La Terre, et Uma Piroca a fait son petit effet. Une brésilienne nous a dit que les textes explicites au Bresil étaient plutôt présents dans le funk, mais rarement dans une chanson. Stéphane qui rentrait tout juste de France a assuré.
Demain on reprend le studio, la dernière semaine va passer très vite, avec beaucoup de choses a enregistrer,  dont le morceau avec Zé, mardi (on espère quelque chose de fou), plus le concert a Oficina mercredi, qui s'annonce comme une grande fête, (la dernière fois fois que les Revista ont joué là-bas, ca a duré trois heures !).
On se sent toujours aussi bien ici, même si la France commence à nous manquer.
Dernière ligne droite.

C.R.


O show foi muito bom… O Berlin não estava cheio, mas tinha gente curiosa e intrigada o suficiente para fazer um show… Fizemos um set de 50 minutos, bastante enérgico, com a canção La Liste no meio para dar uma acalmada. Foi extranho estar só nos, Tante Hortense, fazendo um show depois de três semanas com os Revista. Tivemos a impressão que de repente faltava muitas coisas. Fizemos versões bem loucas de La Révolution e La Terre, e Uma Piroca funcionou bem. Uma brasileira disse para a gente que textos explicitos eram muito presentes no funk, mas raramente em canções « tradicionais ». Stephane, que acabava de voltar da França, foi ótimo.
Amanhã voltamos para o estúdio, a última semana vai passar voando, com muitas coisas para gravar – entre as quais a canção com Zé, na terça-feira (esperamos que vai sair algo louco disso), mais o show no Oficina na quarta, que deveria ser uma grande festa (a última vez que os Revista tocaram là, durou três horas !).

Ainda nos sentimos muito bem aqui, mesmo se começamos a sentir saudades da França.
Ultima linha reta.